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Alexandre jollien

 
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saturne
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MessagePosté le: Ven 19 Juin - 12:22 (2015)    Sujet du message: Alexandre jollien Répondre en citant

Je suis tombé régulièrement sur lui que ce soit à la radio ou à la télé et sa façon de s'exprimer,son être,sa simplicité,son contenant et son son contenu m'ont vraiment plu.

Voici un petit extrait concernant son dernier livre:

http://www.dailymotion.com/video/x2panoo


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MessagePosté le: Ven 19 Juin - 12:22 (2015)    Sujet du message: Publicité

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Terra
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MessagePosté le: Dim 21 Juin - 09:26 (2015)    Sujet du message: Alexandre jollien Répondre en citant

Bonjour Saturne,

Je n'ai pas réussi à lire la vidéo Sad est ce qu'il serait possible que tu nous fasse un petit topo concernant cette dernière s'il te plait , merci Smile

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saturne
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MessagePosté le: Lun 22 Juin - 12:06 (2015)    Sujet du message: Alexandre jollien Répondre en citant

euh,difficile...Terra.
Des videos,pensées etc...spirituelles qui racontent plus ou moins la meme chose,il y en a des millions...

Ce qui me plait chez lui,c'est sa sincérité,la maniere dont il amene les choses.
Si je te dis ce qu'il raconte cela te semblera pas extraordinaire,ça fera déjà vu et cela perdra de son authenticité.


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saturne
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MessagePosté le: Lun 22 Juin - 15:47 (2015)    Sujet du message: Alexandre jollien Répondre en citant

en fouillant j'ai trouvé une interview:

  Manuel Braun
1/6



  Manuel Braun

  DR

  DR

  DR







Actu Par Patrick Baumann - 15.04.2015 06:00 Alexandre Jollien: «J’essaie de simplifier ma vie au maximum»

Il est parti en Corée pour apprendre à ne plus se poser mille et une questions. Plus apaisé, plus joyeux, le philosophe s’est aussi réconcilié avec son corps. Et avec son handicap.
En 2011, vous confiiez avoir tout ce dont vous rêviez: famille, amis, lecteurs, mais qu’il vous manquait pourtant quelque chose. L’avez-vous trouvé en Corée, où vous vivez depuis dix-huit mois?
L’insatisfaction est toujours là, mais la découverte, c’est de comprendre qu’elle fait partie de la vie. Vous savez, à Séoul, la vie est beaucoup plus simple et naturelle que ce que je vivais à Lausanne.
Dans cette mégalopole, patrie de Samsung, c’est étonnant…
Disons que là-bas je suis aussi un étranger, déraciné de ses habitudes. Cela aide à vivre plus simplement. En Corée, j’essaie de vivre sans pourquoi.
Vous songez à rester définitivement en Corée?
Non, je suis profondément enraciné en Suisse. D’ailleurs, l’éloignement m’a fait prendre conscience du plaisir que j’ai à parler français, à déambuler dans nos Alpes. Nous allons rester en Corée le temps de bien enraciner cette expérience dans nos vies. Je ne veux pas non plus bousculer les enfants, ni leur imposer une quelconque précipitation. J’ai vécu le traumatisme du déracinement, je ne veux pas qu’ils vivent cela. Je reviendrai quand j’aurai atteint une paix profonde. Et ce sera une décision familiale.
Comment se passent vos journées à Séoul? Vous vous imposez une certaine discipline?
Je vais souvent au temple, mais la discipline, c’est peut-être de ne pas se laisser submerger par les émotions et aussi de ne pas trop se prendre au sérieux, en tout cas j’essaie (sourire)! Je médite une heure par jour depuis cinq ans, je ne loupe jamais une séance! Mais, surtout, je m’occupe de mes enfants.
Vous semblez très en forme…
C’est assez incroyable, mais j’ai beaucoup moins de douleurs chroniques qu’à Lausanne. En Suisse, je vivais entouré d’une armée de médecins, ici je n’en ai plus.
Comment est-ce possible?
Déjà, pour expliquer en coréen qu’on a mal au dos, c’est plus difficile (rire)! Mais j’ai surtout réalisé que je ne pourrais pas guérir de mon handicap, et cela m’a apaisé. Avant, je courais les médecins à gauche et à droite, j’essayais de trouver une solution extérieure. A Séoul, j’ai compris que ce n’était plus un problème, je me suis libéré d’une tutelle médicale.
Pour filer la métaphore médicale, vous écrivez dans votre dernier livre que l’autre désormais n’est plus un pansement…
Il l’était?

Oui. Outre la fondue, je pensais que les copains seraient ce qui me manquerait le plus, mais ici j’ai appris à intérioriser la relation à l’autre. «Je t’aime parce que je n’ai pas besoin de toi», je cite Maître Eckhart dans le livre. Au début, cela a choqué certains amis habitués à ce que je les appelle tous les jours… Là, c’est nettement moins fréquent. J’appelle encore Bernard Campan chaque jour (ndlr: l’humoriste des Inconnus). C’est un ami très cher et nous travaillons sur un scénario de cinéma.
Les moqueries à votre égard dans le bus ou le métro dont vous avez tant souffert, vous en essuyez encore ici?
Non. Ici je suis d’abord l’étranger avant d’être la personne handicapée. Quand je me balade avec mes enfants en ville, il y a un étonnement, c’est vrai, on se demande comment un type pareil peut avoir trois enfants, mais ce n’est pas blessant. Et cela me fait du bien de n’être pas réduit au handicapé de service. Un jour, des copains de mon fils ont rigolé en ma présence. «C’est parce que tu n’as pas de cheveux, papa», m’a dit Augustin. Ça m’a fait bien rire. Vivre à l’étranger, changer de repères, cela vous décentre et fait du bien. Même si tout n’est pas facile. Le premier jour où j’ai promené ma fille de 3 ans à un carrefour à huit voies, je me suis demandé pourquoi la vie avait donné à cet enfant un père si handicapé pour veiller sur elle.
Et la réponse est?
(Sourire.) J’ai véritablement senti à ce moment qu’il fallait vivre sans pourquoi. Etre hyperprudent, oui, mais sans vouloir tout maîtriser!
La Corée semble vous avoir réconcilié aussi avec votre corps?
Oui, grâce aux bains publics. J’y vais souvent avec mon fils et, ce qui me frappe, c’est de voir tous ces corps nus. Bon, malheureusement ce n’est pas mixte (rire) mais ici le rapport au corps est vraiment différent. Je n’ai jamais vécu cela ailleurs. On n’est pas dans le jugement, le regard ne s’arrête pas sur une difformité, une personne obèse ou un corps flétri. J’ai l’impression que le rapport au corps dans les bains publics est plus innocent. Quand je retournerai en Suisse, je militerai pour l’obligation d’en instaurer partout.
Dans «Le philosophe nu», vous parliez de votre fascination pour le corps des beaux garçons. Cette obsession a disparu?
Oui, mais cette sincérité m’a coûté cher, on a parlé d’attirance homosexuelle alors qu’il ne s’agissait que de fascination pour un corps si différent du mien et qui fonctionne. C’est grâce aussi à mon ami coréen dont je parle dans ce livre. On est très proches, mais il n’y a plus chez moi cette attirance forcenée pour la normalité. Mon nom coréen ici est Hyecheon, qui veut dire source de sagesse. C’est une invitation à trouver au fond de soi les réponses, et non pas dans la comparaison. Qui est toujours une souffrance. En Corée, j’apprends tous les jours que nous sommes au fond tous les mêmes. Les manques affectifs, les désastres liés à la comparaison sévissent où qu’on soit sous le soleil.
La Corée, c’est donc le paradis?
Il ne faut pas non plus exagérer. Prendre une douche, se raser, se couper les ongles, cela reste difficile pour une personne handicapée comme moi. De plus en plus difficile avec les années qui passent, tout prend plus de temps, je suis plus vite fatigué. Je n’ai pas 40 ans et je me vis parfois comme un octogénaire! C’était aussi une des raisons de notre venue ici. Changer de mode de vie, c’est un cadeau pour la vie et pour Corine, ma femme. La Corée nous a encore rapprochés. En Suisse, j’étais très dispersé au niveau des sollicitations, je vivais aussi des choses très lourdes. Ici, je peux consacrer plus de temps à ma famille. Le but, c’est aussi que je sois père de famille le plus longtemps possible. Donner à mes enfants le peu que j’ai.
Les enfants, justement, ne cessent de demander pourquoi. C’est le propre de l’humain de se poser des questions et l’adulte que vous êtes s’est toujours interrogé sur le sens de la vie… Peut-on vraiment vivre sans pourquoi?
Il y a le pourquoi de l’enfant qui s’émerveille sur la création du monde et il y a la prise de tête de l’adulte qui se demande: comment vivre et pourquoi n’ai-je pas ça? Il y a un pourquoi qui nous grandit et un pourquoi qui nous tue!
Vous êtes venu ici pour fuir ce pourquoi qui tue?
Oui. Mais je suis venu ici avant tout parce que c’est là que se trouvait le maître que je me suis choisi, le père Bernard, un jésuite canadien qui a su conjuguer bouddhisme et foi chrétienne. Le zen m’aide beaucoup dans cette démarche, mais pas le zen caricatural que l’on trouve parfois en Occident où il faut être zen à tout prix. Ça, c’est de la foutaise (grand éclat de rire)! Car il n’y a aucune injonction à la source du zen, aucune obligation. Même se dire qu’il faut être zen, c’est oppressant.
Vous avez rejoint ce père comme les disciples ont suivi le Christ?
C’est une belle image. J’ai connu beaucoup de philosophes qui ont de grandes théories mais il y avait toujours un fossé, et chez moi également, entre l’affectivité et la théorie. Le père Bernard est un homme généreux et éminemment en paix. C’est quelqu’un qui vit ce qu’il dit. Il n’est jamais dans une posture narcissique et cela m’apaise. S’il avait résidé à Evolène, je serais allé à Evolène!
Pourquoi le père Bernard et pas un maître indien ou Matthieu Ricard, que vous connaissez bien?
Jésus reste chez moi la figure essentielle, Bouddha est plus une sorte de médecin qui apaise les tourments. Le père Bernard est enraciné dans une tradition chrétienne tout en étant ouvert au bouddhisme. C’est une des personnes que j’admire le plus au monde, il pratique ce qu’il enseigne de manière absolue. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi authentique. Le mariage entre le christianisme et la pratique du zen s’ajuste avec ma vie. J’admire profondément Matthieu Ricard, cette équanimité extraordinaire qui l’anime, mais j’en suis à cent lieues. La sagesse chrétienne, paradoxalement plus humaine, me semble plus compatible avec les hauts et les bas qui me sont coutumiers.
Mais les disciples ont tout quitté pour suivre le Christ. Vous, vous avez pris femme et enfants. Ils étaient d’accord?
Ce fut une décision familiale. Paradoxalement, c’est moi qui suis le moins intégré. Mes enfants vont à l’école coréenne et parlent couramment coréen. Ma femme s’y est mise sérieusement. Moi, je l’avoue humblement, je galère un peu… (Sourire.)
«Ta pathémata mathemata», il faut souffrir pour grandir, vous vous souvenez de ce mantra que vous citiez? Vous le croyez toujours?
Non. Je crois que la Corée m’a réconcilié avec la joie de vivre. Même si les blessures que j’avais en Suisse m’ont suivi ici. Simplement, je me dis qu’on va tous mourir au bout du compte et qu’il faut essayer de se simplifier la vie au maximum en étant le plus généreux possible. C’est basique. Mais la pratique du zen rend un peu plus basique, on essaie d’être sans pourquoi, juste d’apprécier la vie, et voilà. Et puis ça ne peut pas faire de tort aux autres.
Etes-vous conscient que tout le monde ne peut pas partir au bout du monde suivre l’enseignement d’un maître? On fait quoi si on reste coincé à Lausanne?
Ce n’est pas nécessaire de partir. On peut pratiquer des exercices spirituels là où on est. Et trouver un maître dans un ami, les livres, quelqu’un qui est dans le bien.
Vous dites souvent à vos enfants qu’il est important de ne pas nourrir de rancœur. Et vous, avez-vous pardonné à ceux qui vous avaient rangé dans la catégorie des débiles profonds? Ceux qui, à Savièse, vous prenaient pour l’idiot du village? Cet éducateur qui pensait que votre QI était juste suffisant pour rouler des cigares?
Oui. J’ai fait la paix, cela fait partie du processus. Ces années de joie à Séoul sont justement le meilleur remède contre les éventuelles rancunes. Et puis, Savièse, c’est ma patrie, mes racines. Mon frère, ma maman vivent toujours là. Je «skype» d’ailleurs très souvent avec elle!
Vous aurez 40 ans le 26 novembre. Quel cadeau en particulier souhaiter de la vie?
Une invitation à être plus vrai, à vivre sans pourquoi, à se libérer du qu’en-dira-t-on. Il pèse encore trop lourdement sur ma façon de vivre. Vieillir ne me fait pas peur, je suis peut-être plus fatigué physiquement mais je me sens sur un autre plan régénéré. Mais c’est fragile. Tout peut se péter la gueule du jour au lendemain (rire). Le bouddhisme dit que tout est samsara, souffrance. Si vous le remarquez, tous les matins en vous levant, il y a toujours un truc qui grince. Alors il ne faut pas encore en rajouter en se demandant pourquoi! 
Vivre sans pourquoi – Itinéraire spirituel d’un philosophe en Corée,
L’Iconoclaste/Seuil.


20 conseils philosophiques
Le petit guide pratique d’Alexandre Jollien à usage de tous. A consommer sans modération et dans la bonne humeur.
 Manuel Braun
Repérer ce qui nous réjouit véritablement, ce qui nous met durablement en joie et ce qui nous fait profondément du bien. Souvent, il y a un gouffre entre ce qui nous comble et ce après quoi, du matin au soir, nous courons. Apprendre à nous ressourcer pour ne pas nous épuiser dans le marathon de l’existence.
 Pour assumer les hauts et les bas du quotidien, il s’agit de bien s’entourer, de nourrir de véritables amitiés spirituelles et de repérer tout simplement les personnes qui nous tirent vers le haut, la joie, la paix et l’amour.
3 L’usage que l’on fait du temps est capital pour la joie. D’où la nécessité de quitter, sans se presser, le mode de la précipitation et donc apprendre à faire des pauses dans la journée, oser une halte salvatrice dès que nous sentons que nous sommes emportés. Souvent, pour aller plus vite, pour être plus ajustés aux exigences du quotidien et paradoxalement pour être plus efficaces, il faut ralentir, diminuer la cadence.
4 Aller vers le moins plutôt que vers l’accumulation et déjà repérer concrètement de quoi je dois et je peux me désencombrer ici et maintenant.
5 Ne jamais aller se coucher sans avoir rendu service à quelqu’un. Chaque jour, oser une action solidaire, donner un coup de main. C’est une des clés du bonheur à portée de main…
6 Laisser passer les émotions, la colère, la peur, les angoisses. Les considérer comme un nuage qui passe dans le ciel. Le nuage ne fait que passer sans altérer nullement le ciel. Répéter l’exercice mille fois par jour.
 Ne jamais réagir sur-le-champ. Qui nous a dit que nous étions obligés de régler tous nos problèmes le jour même? Parfois patienter réclame davantage de force et de courage que la précipitation, et nous rapproche paradoxalement plus de la solution que toutes nos vaines agitations.
 Nourrir un véritable intérêt pour l’autre. Savoir que nous sommes tous embarqués dans la même galère et devenir de véritables coéquipiers les uns pour les autres.
 Plutôt que de ruminer devant un problème, bien voir ce qui grince et poser un acte qui dénoue les difficultés: demander de l’aide, parler à un ami, demander pardon, agir.
10  Se départir tous les jours davantage du qu’en-dira- t-on, voir concrètement que nous sommes plus que notre moi social, que nous ne nous réduisons pas à des étiquettes. Aller vers les autres par pur amour plutôt que par désir de plaire à tout prix.
1 Ecouter le rythme du corps. Surtout ne pas tomber dans un sureffort permanent. Prendre soin de cet instrument de vie en sachant que toute négligence se paie au prix fort. Oser le repos.
1 Diminuer nos objectifs mondains pour se concentrer sur l’essentiel. Il est une loi qui veut que plus on a d’objectifs dans la journée, plus nous risquons de devenir la proie du stress.
13  «Quand tu marches, marche, quand tu es assis, sois assis, surtout n’hésite pas!» L’esprit du zen, c’est se consacrer à fond au présent, tout faire comme si nous n’étions faits que pour accomplir la tâche que nous sommes en train d’exécuter, loin des brouillards, des regrets, de la dispersion et des attentes.
1 Le bouddhisme nous apprend que dès que nous nous fixons, dès que nous nous attachons à quoi que ce soit, la souffrance surgit inévitablement. Dès lors, toute l’ascèse consiste à ne jamais s’arrêter sur quoi que ce soit, ne jamais se cramponner, pour se rendre disponible instant après instant au présent.
1 Repérer une injustice autour de soi et soulager illico celui qui souffre.
1 Ne jamais se coucher avec de la rancœur, du ressentiment. La vie est trop brève pour se nouer l’estomac et macérer dans l’amertume.
1 S’ouvrir à plus grand que soi, à la transcendance, descendre au fond du fond pour oser une vie intérieure. Patiemment écouter ce qui se présente. Prier, en somme, se dénuer de toutes les étiquettes, de tous les rôles que l’on endosse pour se tenir à l’écoute, sans pourquoi, disponible.
1 Les stoïciens nous conseillaient de vivre chaque jour comme si c’était le dernier. On pourrait ajouter «comme si c’était le premier aussi» et essayer de ne jamais porter un regard blasé sur le monde. Rien ne nous est dû, tout peut devenir occasion de gratitude.
19 Ne pas obéir au doigt et à l’œil à ce que nous dicte le mental. Chaque seconde nous commentons le réel, nous le jugeons, nous comparons. Cela finit par faire un bruit de fond qui nous coupe d’une vie innocente. Nous ne pouvons certes pas éteindre ce tintamarre intérieur, mais déjà commencer par en faire moins cas et toujours revenir au présent.
20  Quitter un à un les préjugés, les attentes, ce que nous croyons être, pour se donner à l’existence nu et tout entier. 


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saturne
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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 11:29 (2015)    Sujet du message: Alexandre jollien Répondre en citant

un nouveau petit article d’Alexandre Jollien (suis à fond dedans en ce moment)

http://www.lavie.fr/religion/spiritualite/petit-traite-de-l-abandon-par-ale…

petit extrait:


Selon ce qu’a écrit Aristote, c’est en pratiquant la vertu que l’on acquiert la vertu. C’est en posant de petits actes de confiance que l’on devient confiant. Moi, je me disais souvent : « Quand j’aurai la confiance, je ferai des actes de confiance. » C’est le contraire qui est vrai. C’est en faisant chaque jour un tout petit peu confiance à la vie que, peu à peu, la confiance se découvre. Il ne s’agit pas d’importer la confiance mais de voir qu’elle est déjà en nous. Quand je prends ma petite fille Céleste dans mes bras, elle ne se dit pas : « Papa a des spasmes, il va me lâcher, je vais m’écraser sur les carreaux de la cuisine. » Non, elle se donne totalement. Je crois que la détermination, c’est conjuguer l’abandon et une infinie confiance en la vie. Qu’est-ce que je peux faire pour me protéger de la vie ? Absolument rien. Et pourtant, jour après jour, j’essaie de construire des boucliers et des façades qui me protégeraient du tragique de l’existence. La dimension tragique de l’existence fait partie de la vie. Quand on l’a compris du fond de son être, on peut danser avec ce tragique sans se crisper. Mais en attendant, il faut beaucoup de détermination pour s’en approcher, même petit à petit. Le philosophe Amiel disait : « 1 000 pas en avant, 999 en arrière. C’est cela le progrès. » Le désir aliéné voudrait que l’on progresse une fois pour toutes, que l’on guérisse de toutes nos blessures intérieures. Mais la chose est sans doute radicalement impossible. Ce qui nous sauve, c’est de savoir que l’on ne peut pas guérir de ses blessures mais que l’on peut vivre avec, que l’on peut cohabiter avec elles sans qu’il y ait nécessairement de l’amertume.


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Terra
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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 12:01 (2015)    Sujet du message: Alexandre jollien Répondre en citant

Magnifique article saturne  Okay ,
 

Après lecture , certaines choses m'ont parlé très profondement , un sage qui s'ignorait me disait que tout est dans la tête , cet homme malgré l'adversité, la case où on l'avait placé d'office, le dysfonctionnement de son corp, il  a su avancer dans le bon sens , celui de la sagesse , tirer de toutes ses experiences , une comprehenion incroyable et une relativité très saine .

Merci beaucoup saturne de nous faire découvrir cet homme , qui dans sa simplicité , nous rappelle combien c'est merveilleux d'être smplement humain Very Happy


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saturne
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MessagePosté le: Mar 21 Juil - 12:15 (2015)    Sujet du message: Alexandre jollien Répondre en citant

Ravi que cela t'est plu.
Jaime sa fluidité,simplicité de ses propos,qui sonnent comme des évidences.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:48 (2018)    Sujet du message: Alexandre jollien

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